Ahmed sodomisait au balais les malades mentaux dont il avait la charge

Leutnant
Démocratie Participative
21 octobre 2779 (“2026”)

Ahmed avait un faible pour les malades mentaux.

DNA :

Quatorze ans de réclusion criminelle ont été requis ce lundi à Bobigny à l’encontre d’un ancien moniteur d’établissement d’accompagnement par le travail (Esat), accusé d’une série de viols sur des travailleurs handicapés, faits qu’il a toujours contestés. « Neuf, ils sont neuf, neuf hommes à accuser un seul homme. À dénoncer les violences, les humiliations, les agressions sexuelles, les viols », a souligné l’avocate générale lors de son réquisitoire. La magistrate a appelé la cour d’assises de Seine-Saint-Denis à condamner Ahmed M., presque 50 ans, à 14 ans de réclusion criminelle assortie d’un suivi socio-judiciaire avec obligation de soins.

Assis sur le banc des accusés, l’homme n’a pas bougé un cil, conservant la même posture depuis le début de l’audience : mains croisées sur costume sombre et regard fixé sur le sol. Dans ce dossier, « on voit la peur » des plaignants, tous des hommes en situation de handicap cognitif. « On voit la silenciation » dont ils ont fait l’objet, a relevé la magistrate, dénonçant les « menaces », la « banalisation des violences » et le « sadisme » de l’accusé.

Ce salarié d’une société paysagiste, embauché quelques mois en 2015-2016 comme moniteur dans un Esat d’Aulnay-sous-Bois, est jugé pour des faits de viols, agressions sexuelles, violences aggravées et actes de torture ou de barbarie. Selon les témoignages recueillis, il aurait, à plusieurs reprises, inséré ou tenté d’insérer un manche à balai, un bâton, des outils, du fil de fer dans l’anus des victimes présumées. Il leur aurait aussi touché le sexe, souvent avec violence.

« Je suis pas un agresseur sexuel », s’était défendu Ahmed M. vendredi. « J’ai jamais eu de problème avec eux », « tout se passait bien », « on rigolait », s’était-il encore remémoré à la barre. Son avocat, Me Stéphane Maugendre, a mis en avant des « manquements » lors de l’enquête de police : pas de plans ni photos des lieux de crimes, pas de déplacement des enquêteurs – peu expérimentés – de l’époque, pas de recoupement des différentes auditions, présentant pour certaines, des « contradictions ». Il a demandé l’acquittement.

« Dans ce dossier-là, je pense que la justice doit s’adapter au handicap », a plaidé une avocate des parties civiles, Me Julie Heliot. « Ça doit être une justice qui s’adapte pour protéger les plus vulnérables, pas une justice qui demande une précision impossible à fournir pour eux », a-t-elle ajouté, égrenant comme « fil rouge » les témoignages « constants » et « clairs » de plusieurs plaignants. Les preuves que constituent plusieurs « marqueurs traumatiques », aussi. « Je ne vous demande pas de choisir entre Dr Jekyll et Mr Hyde, il peut être les deux », a lâché l’avocate générale aux magistrats et jurés de la cour. Le verdict est attendu mardi.

L’immigration maghrébine est une chance pour la France.

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